Pavillon-France-21eme siècle

    Je vous laisse raconter en  quelques lignes l'histoire secrète de cette photo
  Si votre texte est long, n'hésitez pas à me l'envoyer par mail (Marge gauche-Contacter l'auteur), je ferais paraître ici la plus belle histoire, d'ici quelques jours !
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  Je suis heureux d'avoir ouvert cette page à l'
  écriture de textes sur mes images. Le récit que je vous présente, à été écrit par Stephane, "Weblogueur" sur Canalblog...

  C'est ici derrière cette porte qu'il m'enfermait.
  "Restes là et quand tu auras fini de pleurer comme une fille tu sortiras, fils de chien"
Tout ce que je faisais pour les aider ne servait à rien, je restais toujours ce gamin perdu, laissé par une mère amoureuse d'un étranger, le fils de la honte, un bâtard. Quand il avait bu, il m'emmenait derrière cette porte en me serrant par le cou. Il me battait de toutes ses forces.
Le numéro 12, un an d'enfer, 12 mois derrière des barreaux vert. Cette couleur me donne envie de vomir. C'était en juin, il m'avait ordonné de peindre le garage. Il aimait beaucoup le vert.
  J'ai renversé un pot. Il m'a brisé deux cotes.
Personne n'aurait cru que derrière cette anodine clôture, à l'intérieur de ce petit garage, se déroulait l'innommable, un oncle torturant son neveu. Ma tante fermait les yeux, tout juste bonne à ramasser le courrier, elle ne disait jamais rien, elle pansait mes plaies, souriait aux voisins.
  J'avais 12 ans, trop petit pour se défendre contre un homme, pas assez fort, pas assez digne de vivre chez eux, un intrus.
  C'était d'ici au numéro 12, chez un oncle instituteur, une tante femme au foyer, que je me suis enfuis pour mes 13 ans.

  Texte de Stéphane (Transs):  http://www.transsworld.canalblog.com/